Les perturbateurs endocriniens en cosmétique

On en parle de plus en plus, à tel point que Hamon en avait fait l’un de ses points lors de sa campagne électorale. Ils ont été épinglés par les études de QUE CHOISIR ou de 60 MILLIONS de consommateurs. Générations Cobayes en ont fait leur cheval de bataille.

Selon Wikipedia, l’expression perturbateur endocrinien a été créée en 1991 par Theo Colborn pour désigner toute molécule ou agent chimique composé, xénobiotique ayant des propriétés hormono-mimétiques et décrit comme cause d’anomalies physiologiques, et notamment reproductives.

Ces molécules agissent sur l’équilibre hormonal de nombreuses espèces sauvages ou domestiques (animales ou végétales). Elles sont souvent susceptibles d’avoir des effets indésirables sur la santé en altérant des fonctions telles que la croissance, le développement, le comportement et l’humeur, la production, l’utilisation et le stockage de l’énergie, la fonction de repos (le sommeil), l’hémodynamique et la circulation sanguine, ainsi que la fonction sexuelle et reproductrice.

C’est le cas par exemple du bisphénol A, des phtalates, du plomb, du mercure,…

Mais malgré cette définition négative et internationalement acceptée (un perturbateur endocrinien altère la fonction du système endocrinien et l’altération conduit à un effet néfaste sur la santé dans un organisme vivant), aucun ingrédient cosmétique ne serait classé comme un perturbateur endocrinien. C’est un peu fou, mais c’est là la définition de l’OMS. Du coup, l’industrie cosmétique conventionnelle nous dit de ne pas nous inquiéter, et continue à utiliser dimethicone, PEG, phtalates etc.

Pourtant, on sait aujourd’hui que les effets des perturbateurs endocriniens sont pernicieux : bien qu’ils dépendent évidemment de la dose ingérée, de leur accumulation dans le corps ainsi que de la répétition des expositions. Bref, consommer un produit qui contient des perturbateurs endocriniens très faiblement dosés n’est pas très dangereux si l’on est en bonne santé. Mais s’exposer à eux au quotidien, même en doses infimes, le serait bel et bien. Il y a peu d’études qui attestent de preuves convaincantes que les ingrédients utilisés dans les produits cosmétiques et les produits de soins personnels provoquent une perturbation endocrinienne chez l’homme. Et en plus, ces études sont contestées. Comme il y a un sérieux doute, on aimerait une vraie étude sur l’effet au long terme de faibles doses, sur l’effet « cocktail » lorsqu’on utilise plusieurs produits cosmétiques de façon croisée et chaque jour.
pub contre perturbateurs endocriniens
En attendant, on peut toujours les éviter. Pour cela, identifiez-les sur la liste INCI des emballages :
*Cyclopentasiloxane (émollient dans les perturbateurs endocriniensshampooings notamment) et dimethicone (silicone dans les fonds de teint).
*Diethyl phtalate (plastifiant, dans des vernis ou des base makeup)
*Methyl-, propyl-, buthyl-, ethyl-, isopropyl-, et benzylparaben (des conservateurs)
*Phenoxyéthanol (conservateur et co-solvant)
*Triclosan (conservateur, surtout dans certains dentifrices)
*EDTA (conservateur récurrent dans les savons industriels par exemple)
*Parfum synthétique aux phtalates : le mot parfum non suivi d’une astérisque dans un cosmétique non bio désigne pas toujours mais souvent un parfum synthétique, et donc la présence possible de phtalates (qui fixent le parfum).
*Oxybenzone (filtre UV présent dans beaucoup de produits solaires et anti-âge).

Trop difficile à retenir ? Sachez que un produit lauréat de la Mention Slow cosmétique. La Charte Slow Cosmetique n’autorise tout simplement pas la présence de ces ingrédients.
Je vous avais déjà évoqué le sujet de la Slow Cosmétique et présenté quelques marques en 2014.

Attention cependant, certaines substances naturelles sont belles et bien des perturbateurs endocriniens. On ne peut pas en faire la liste mais on peut retenir les huiles essentielles de sauges, de niaouli, de patchouli, de palmarosa, de cyprès, certains eucalyptus, l’estragon, etc. Ces huiles essentielles peuvent être utilisées sans souci à 1, 2 ou 3% par tout le monde, sauf par les personnes qui sont enceintes ou souffrent d’une maladie hormono-dépendante. (ex : cancer du sein) Il y a aussi des œstrogènes végétaux (également connus sous le nom de phytoestrogènes) trouvés dans le soja, le chou, les graines de sésame, le vin rouge et d’autres produits alimentaires.

Alors les filles, faites vous déjà attention ou souhaitez vous le faire ?

10 réflexions au sujet de « Les perturbateurs endocriniens en cosmétique »

  1. Bonjour, les gens font un peu plus attention aux ingrédients, encore plus quand il y a des enfants à la maison, mais j’avoue ne pas trop regardé la composition, souvent je la détaille une fois arrivée chez moi, mais dans l’ensemble j’achète de bons produits ! biz

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  2. Bonjour Carfax
    j’en ai entendu parler et c’est assez inquiétant, je regarde les compo en essayant de prendre du bio et du naturel mais je ne savais pas que même certaines HE en étaient (merci pour l’info)
    passe un très bon week-end, bises 🙂

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  3. J’esaies de regarder de plus près les compo mais il faudrait que je penche plus sur la question merci de cet article je vais essayer de m’en inspirer pour faire un petit mémo. Merci

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  4. Très bon article 🙂 j’avais fait un article parlant des silicones dans les cosmétiques et je ne savais même pas que ça aussi c’était du perturbateur endocrinien ! C’est cool d’en apprendre toujours plus en navigant de blog en blog 🙂

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